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Juil 09

Qu’est-ce que le fascisme ? – Introduction

 

 

L’importance des mots

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je souhaite vous parler des mots.
Ils sont d’une telle banalité que nous avons tendance à oublier leurs pouvoirs sur nos vies.
Pourtant ce sont les mots qui nous permettent de communiquer. C’est grâce à eux que nous pouvons parler, nous organiser, nous comprendre et par la même occasion évoluer. Sans eux nous ne serions absolument rien.

Vous trouverez même cette vérité dans la Bible, plus précisément, dans le 1er verset de l’évangile selon Saint Jean :

« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était tourné vers Dieu, et le Verbe était Dieu. »

On constate que le « verbe » est ici antérieur à Dieu. Donc sans Verbe, pas de Dieu…Voici qui en dit long.

Quand on commence à se poser des questions sur « les causes de notre misère », la plupart d’entre nous constatent qu’un certain nombre de valeurs ont été inversées.
Par exemple, le mot « démocratie » est utilisé tout les jours pour qualifier notre système, mais le sens véridique du mot n’a strictement rien à voir avec la réalité de notre situation.
L’inversion de valeur renforcée par des abus de langages, qui peuvent être volontaire ou non, ont inscrit dans la tête d’un grand nombre d’électeurs que notre système est démocratique.

Dès lors, comment faire appel à une solution dont le terme a été usurpé par son problème ?


On voit ici naître un véritable casse-tête mentale/philosophique qui ne pourra qu’entraîner une perte de liberté, comme dirait Confucius.
L’une des pires d’ailleurs, puisqu’ici elle mène tout droit à la perte du libre arbitre soit, la porte d’entrée vers l’aliénation la plus totale.

Pour aller plus loin sur ce type de confusion, je vous conseille de vous renseigner sur les injonctions paradoxales
Car ce qui est destructeur pour certains peut aussi se révéler très pratique pour d’autres.

Cependant, il n’est pas nécessaire d’inverser strictement le sens d’un mot pour que des confusions se mettent en place et endigue notre évolution.
C’est le cas du terme « Fascisme » duquel découle le mot « Fasciste, deux termes utilisés à tout bout de champ pour dire tout et n’importe quoi.
Dans la psyché collective française, « Fasciste » est devenu une insulte.
Quand on entend en société, «  lui c’est un fasciste !» c’est souvent pour qualifier le côté « raciste » ou « xénophobique » d’une personne et parfois, son côté autoritaire.
Ainsi notre épouvantail national, le FN, est depuis plusieurs années qualifié de « parti fasciste », sous prétexte qu’il propage des idées racistes et autoritaires.

Or, en étudiant le terme dans son sens véritable, on ne peut que constater que le fascisme est autrement plus complet que la seule définition ridiculement erronée que nous lui donnons en général.
C’est pourquoi j’ai décidé de créer ce dossier, afin de vous transmettre le résultat de mes recherches ainsi que les preuves de l’existence d’une des confusions grotesques et dangereuses de notre époque. Certains découvriront que non seulement le terme a partiellement été inversé mais qu’en plus, il pourrait être utilisé plus fréquemment et ceci avec plus de justesse.
Le but de ce dossier est aussi d’étudier les rapports entre notre situation actuelle et le fascisme.

Dans le souci d’effectuer une analyse crédible et véridique, j’ai décidé d’utiliser comme source principale le livre de Benito Mussolini (coécrit avec Giovanni Gentile) « La doctrine du fascisme » car qui de mieux placé que le créateur de la doctrine peut nous en apprendre plus sur le sujet ?

 

Une doctrine avec une philosophie solide

 

Le fascisme est avant tout une doctrine et comme toutes doctrines, elle repose sur des bases intellectuelles concrètes, avec des concepts et des réflexions.

Mussolini, dans une lettre envoyée le 27 août 1921 à Michele Bianchi (Secrétaire du Parti national fasciste) résumait cette doctrine ainsi :

« Le fascisme peut prendre pour devise le binôme de Mazzini : Pensée et Action ».

Ceci peut facilement nous rappeler une certaine devise, « En marche » utilisée par notre cher président lors de ça « campagne ».
Il est d’ailleurs intéressant de constater que durant le régime de Vichy, régime profondément fasciste quoi qu’en dise les défenseurs de celui-ci, le slogan « La France en marche » avait été utilisé. Bizarrement ceci n’a posé aucun problème aux électeurs, souffrant d’amnésie intergénérationnelle.

Il n’y a que nos anciens qui ont réellement vécu la naissance décomplexée du fascisme, une partie des générations post-guerre ont souffert des effets du temps, de la manipulation et/ou se sont confortées dans des croyances fallacieuses, oubliant par la même le réel sens des fameux « progrès sociaux » obtenus après guerre.

Enfin, revenons à nos moutons. « Pensée et Action » sont deux mots permettant l’incorporation d’un grand nombre de concepts.
Ainsi le fascisme a voulu en son temps, définir des axes de vie en se basant sur des philosophies diverses. Pour résumer on peut dire qu’il est :

  • Autoritaire, agressif et totalitaire
  • Universel
  • Oligarchique – Corporatiste
  • Contre le pacifisme, la vie commode et perçoit la vie comme une lutte
  • Contre la démocratie dans le sens commun
  • Contre les doctrines libérales et l’individualité
  • Pour une constante évolution, conscient de la nécessité de s’adapter
  • Porteur de valeurs et considère l’état en mission
  • Place l’état au cœur de tout
  • Spiritualiste et religieux

 

Notez qu’il s’agit ici d’une liste non-exhaustive de point qui seront développés prochainement.

Précédemment j’ai parlé d’inversion partielle, et les plus observateurs d’entre vous auront sûrement remarqué de quoi je parle.
Nous imaginons souvent que le fascisme est raciste et autoritaire, or après avoir étudié « la doctrine du fascisme » je peux vous affirmer qu’il n’y aucune forme de racismes, de xénophobies ou autre discriminations biologiques dans cette doctrine. Par contre elle est réellement autoritaire, elle se considère comme la doctrine la plus adaptée et aboutie car elle devrait sa légitimité à l’histoire de l’humanité (oui, oui rien que ça – on retrouve d’ailleurs le même argument chez les libéraux et leur « tout-marché »).
L’inversion de valeur se situe donc au niveau du « racisme », car il est l’extrême opposé du racisme, on pourrait même parler de pré-mondialisme. Pour simplifier la pensée fasciste on pourrait dire que la race n’a aucun sens, seul l’État en a. Comprenez que pour cette philosophie qu’une personne soit Noire, Jaune, Rouge, Bleue ou Blanche ceci ne pose absolument pas de problème tant qu’il reconnaît l’unité du peuple par l’État et la position suprême de l’État sur son individualité.

Comme il serait dangereux d’avancer ce genre de choses sans preuves, je laisse Mussolini conclure et démontrer mes propos :

Parlant de la définition fasciste de la démocratie, celle du peuple dont l’importance n’est pas la quantité mais la qualité, position qui pour lui transcende l’histoire (système oligarchique) il conclut :

« Il ne s’agit [l’idée] ni de race, ni d’une région géographique déterminée, mais d’un groupement qui se perpétue historiquement, d’une multitude unifiée par une idée qui est une volonté d’existence et de puissance : idée que nous appellerons aussi conscience de soit, ou personnalité. » « La doctrine du fascisme »

Ailleurs il dira aussi :

«  Race : c’est un sentiment et non une réalité ; 95% de sentiments » dans  « Entretien avec Mussolini » p75 – Ludwig

Lors d’un discours donné à Naples le 24 octobre 1922 :

«  Pour nous, la Nation est surtout esprit et non pas seulement territoire. »

Une dernière pour finir :

«  Aujourd’hui, j’affirme que le fascisme considéré comme idée, doctrine, réalisation, est universel. »

« Universel » est un mot qu’on peut opposer à « borné » « délimité » donc le fascisme est ouvert à tous. Quoi de plus parlant ? Qu’importe la race et la religion, si la doctrine est respectée alors il n’y a aucun problème…

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