Mar 03

Les enseignements de la torture – Réflexion sur les chocs à venir – Partie 3

 

 

«La pratique de la propagande a récemment prouvé que c’était possible [de contrôler les masses], du moins jusqu’à un certain point et dans certaines limites. Certes, la psychologie collective est encore loin d’être une science exacte et les mystère de la motivation humaine n’ont pas tous été révélés. Cela étant, l’alliance de la théorie et de la pratique s’avère assez fructueuse pour qu’il ne soit plus permis de douter que, dans certains cas, la mise en œuvre de tel ou tel mécanisme provoque en effet un changement d’opinion remarquablement conforme à celui attendu, un peu comme un automobiliste règle la vitesse de sa voiture en agissant sur le débit d’essence. »

Extrait de Propaganda, Edward Bernays, 1928

Depuis l’époque de Bernays les choses ont fortement évoluées bien qu’elles ont gardées une certaine ligne directive. Celle dont il nous parle qui consiste à peaufiner les techniques de manipulation des masses pour avoir des résultats de plus en plus efficaces, notamment grâce au mélange de « la théorie et de la pratique ». Ainsi, beaucoup de chercheurs/penseurs en collaboration avec différents pays, différentes institutions, ont continués d’avancer dans cette voie.
Naomi Klein, journaliste québécoise, c’est intéressée à une stratégie de manipulation de masse basée sur les chocs. Grâce à ses recherches, qu’elle a exposé dans un livre intitulé «  La stratégie du choc – La monté d’un capitalisme du désastre », elle a pu démontrer le fonctionnement de cette stratégie qui aurait commencée dans les années 1970.
Dans un sens, il me semble qu’elle a mis le doigt sur un problème plus ancien et récurrent, mais son travail a le mérite d’apporter des preuves, des faits et des liens qui ont leurs importances, surtout de nos jours. Car c’est une chose de se douter qu’on manipule les foules avec des chocs, par le biais de la terreur, mais s’en est une autre de le prouver et d’en prendre conscience.

 

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Jan 09

Pensée d’un libéral – Thomas-Robert Malthus

« On a vu tout au long de cet ouvrage que, dans les vieux États, les mariages et les naissances dépendent surtout des morts, et que le plus puissant encouragement aux mariages précoces1 est une grande mortalité. Pour suivre ce raisonnement jusqu’au bout, il faudrait donc favoriser la mortalité naturelle, au lieu de tenter vainement et sottement de la freiner; et si le retour trop fréquent de la famine nous effraie, nous devrions avoir recours pour la prévenir à d’autres moyens de destruction. Loin de recommander aux pauvres la propreté, nous devrions favoriser des habitudes contraires. Dans les villes, nous devrions ménager des rues étroites, entasser les hommes dans les maisons, et tant faire qu’enfin la peste revienne nous rendre visite. A la campagne, nous devrions placer les habitations près des eaux croupies et dans des endroits malsains et marécageux. Nous devrions surtout refuser les remèdes spécifiques qu’on oppose aux maladies dévastatrices; et notre réprobation engloberait ces hommes bienveillants, mais catastrophiques, qui croient avoir rendu service à l’humanité en faisant des plans pour extirper certains maux!  »

1 : Le terme « mariage précoces » signifie ici procréation précoces, création d’une famille.

Essai sur le principe de population
Thomas-Robert Malthus

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Déc 12

Mise à jour de la base de données -12/10/16

5 nouveaux documents ont été ajoutés à la base de données.

  • Rapport sur la géo-ingénierie intitulé « Modification du climat : Programmes, problèmes, politique et potentiel – Comité permanent du Sénat Américain – 1978 »

    Sommaire (non traduit dans son intégralité) :

    1. Introduction et résumé des questions (P. 1)
    2. Histoire de la modification climatique (P. 25)
    3. Technologie de la modification climatique planifiée (P. 55)
    4. Modification involontaire du temps et du climat (P. 145)
    5. Activités fédérales en matière de modification climatique (P. 193)
    6. Examen des recommandations pour un programme national de modification climatique (P. 313)
    7. Activités locales et d’état en matière de modification climatique ( P. 331)
    8. Activités privées en matière de modification climatique (P. 385)
    9. Activités étrangères en matière de modification climatique (P. 405)
    10. Aspects internationaux de la modification climatique (P. 427)
    11. Aspects juridiques de la modification climatique (P. 449)
    12. Aspects économique de la modification climatique (P 475)
    13. Effets écologiques de la modification climatique (P. 487)
    14. Annexes (P. 503 – 741)

    J’en profite pour vous transmettre un documentaire traitant de la modification climatique artificielle :

    Pour rappel, la géo-ingénierie est une discipline scientifique visant à contrôler le climat.

    Ça serait bien, quand même, de pouvoir continuer à exploiter les masses et les sauver de la pollution que cette même exploitation entraine ?
    A noter, que les différentes expériences effectuées pour l’évolution de cette science n’ont surement rien à voir avec le réchauffement climatique ! Et que ces recherches ont été soutenues par les gouvernements pour de simples raisons philanthropiques. Ceci est une évidence…

 

 

  • Tableau des aides à la presse – 2015
    Tableau des aides de l’état français apportées aux différents journaux.
    De quoi se poser des questions sur « l’indépendance » du journalisme français.

 

 

  • Essai sur le principe de populationThomas-Robert Malthus (1798)
    « Le principe de population » est l’un des livres qui a marqué de manière significative les sciences économiques d’hier, à aujourd’hui.
    Malthus développe différents liens entre population et économie.
    A noter que malgré l’ancienneté évidente de ses recherches et, par la force des choses, de l’impertinence de son discours par rapport à la situation actuelle, ses réflexions restent très appréciée par nos élites.
    Comme si la situation n’avait pas évolué…
    La philosophie « malthusienne » est aussi apprécié de tout ceux qui cherchent à faire passer comme primordiale, supérieur, la question de la surpopulation (oubliant ainsi les autres facettes de la société).

Nov 06

Débunkage d’un libéral – Milton Friedman

 

En étudiant l’un des livres de Milton Friedman j’étais tombé sur une citation partielle d’Adam Smith qui revient souvent chez nos amis libéraux. Étant donné la force de la citation et qu’elle est utilisée à tout bout de champ, je comptai faire un article simple, type « Pensée d’un libéral – Adam Smith »
Sauf qu’avant de copier/coller bêtement la citation utilisé par Milton Friedman dans son livre « La liberté du choix », j’ai décidé de vérifier la provenance ainsi que le contexte de celle-ci.
Une petite recherche rapide dans « La richesse des nations », l’œuvre principale d’Adam Smith, m’a suffit pour comprendre qu’il y avait anguille sous roche et que M.Friedman avait tout simplement sortie la citation de son contexte.
Le plus drôle c’est que je ne m’y attendais pas du tout.

Bref, voici la version de Milton Friedman :

M.Friedman développe ici, l’une des 2 idées qu’il juge comme fondamentales dans la création et la prospérité des États-Unis. (La seconde étant la déclaration d’indépendance rédigée par Thomas Jefferson)

« L’intuition clé d’Adam Smith fut de comprendre que les deux parties en présence tirent profit d’un échange, et que – pour autant que la coopération reste strictement volontaire – aucun échange ne peut avoir lieu à moins que les deux parties n’en tirent un profit. Aucune force extérieure, aucune contrainte, aucune violation de la liberté n’est nécessaire à l’établissement d’une coopération entre des individus qui peuvent tous profiter de cette coopération. C’est pourquoi, comme l’a souligné Adam Smith, un individu qui « ne poursuit que son propre profit» est « conduit par une main invisible à favoriser une fin qui ne faisait pas partie de son intention. Et ce dernier point n’est pas toujours un mal pour la société. En effet, en poursuivant son propre intérêt (l’individu) favorise souvent l’intérêt de la société plus efficacement que lorsqu’il a réellement l’intention de le faire. Je n’ai jamais vu beaucoup de bien réalisé par ceux qui prétendaient agir pour le bien public » (Adam Smith, La Richesse des nations). »

extrait de l’introduction de La liberté du choix, Milton Friedman

 

Voici la version original écrite par Adam Smith :

A. Smith développe ici une analyse spécifique au fonctionnement de l’industrie contenu dans le chapitre 2, du tome 4, intitulé « des entraves à l’importation seulement des marchandises qui sont de nature à être produites par l’industrie (locale) »
« Of Restraints upon the Importation from foreign Countries of such Goods as can be produced at Home »

« En préférant le succès de l’industrie nationale à celui de l’industrie étrangère, il ne pense qu’à se donner personnellement une plus grande sûreté; et en dirigeant cette industrie de manière à ce que son produit ait le plus de valeur possible, il ne pense qu’à son propre gain; en cela, comme dans beaucoup d’autres cas, il est conduit par une main invisible à remplir une fin qui n’entre nullement dans ses intentions; et ce n’est pas toujours ce qu’il y a de plus mal pour la société, que cette fin n’entre pour rien dans ses intentions. Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travail souvent d’une manière bien plus efficace pour l’intérêt de la société, que s’il avait réellement pour but d’y travailler. je n’ai jamais vu que ceux qui aspiraient, dans leurs entreprises de commerce, à travailler pour le bien général, aient fait beaucoup de bonnes choses. Il est vrai que cette belle passion n’est pas très commune parmi les marchands, et qu’il ne faudrait pas de longs discours pour les en guérir. »

Extrait de La richesse des nations, Tome 4, Adam Smith

 

En comparant c’est deux texte on peut facilement constater la mauvaise foi de « Dr Friedman » qui se donne du crédit en sortant de son contexte les propos du philosophe écossais.

La où Smith parle d’un cas précis, en lien avec le fonctionnement du monde industriel et marchand de son époque, Friedman élargi le sens de ses propos, de manière abusive, à toute la société.(society) Pire encore, il fait dire à Smith des choses qu’il n’a pas dit.
D’ailleurs il est intéressant de constater que ceci ressort surtout grâce aux versions françaises.
Car traduite littéralement, sans prendre en compte ce qu’il y a avant et après (version Friedman) on peu effectivement traduire (donc comprendre) la phrase originale :

« I have never known much good done by those who affected to trade for the public good. »

Par : Je n’ai jamais vu beaucoup de bien réalisé par ceux qui prétendaient agir pour le bien public.

Mais si on prend en compte l’ensemble du discours on arrive à la traduction suivante : je n’ai jamais vu que ceux qui aspiraient, dans leurs entreprises de commerce, à travailler pour le bien général, aient fait beaucoup de bonnes choses.

Smith n’élargir pas du tout son raisonnement à l’ensemble de la Société, mais il fait le constat évident, qu’une entreprise marchande visant à faire du profit, en fera moins si elle cherche à travailler pour le bien commun.
Pire encore, Smith souligne l’évidence de sa phrase par ce qui semble être une tournure ironique que Friedman a soigneusement mis de côté : « Il est vrai que cette belle passion n’est pas très commune parmi les marchands, et qu’il ne faudrait pas de longs discours pour les en guérir. »

A noter que dans la VO M.Friedman a cité mots pour mots A.Smith.

Gilles Raveaud (et sûrement d’autres économistes) estime que les libéraux ont une lecture erronée d’Adam Smith. Après quelques années de recherches en économie, je commence à peine à comprendre le pourquoi et comment.

De plus, si Friedman n’était pas de mauvaise foi (imaginons), il  pourrait très bien avoir tout simplement repris cette phrase d’un de ses mentors sans pour autant avoir étudié Smith directement.

Combien de libéraux parlent encore de la « main invisible » de Smith, pour justifier le règne de l’individualisme, alors que c’est le seul passage où Smith utilise cette expression dans « la richesse des nations » et qu’il ne l’utilise pas du tout pour cette raison ?

 

Oct 14

Mise à jour de la base de données – 14/10/16

3 nouveaux documents ont été ajoutés à la base de données.

Le premier document, est un petit livre numérisé (Merci Étienne) regroupant des articles écrits par Maurice Allais, prix Nobel d’économie. Qui est, au passage, l’un de ces rares prix Nobel qui méritent son prix.
Dans ce livre, intitulé La crise mondiale d’aujourd’hui, vous pourrez en apprendre plus sur les liens entre le système de création monétaire et les crises via une analyse en 3 points.

La première partie est consacrée à l’analyse de la grande dépression de 1929-1934.
Partie très intéressante dans laquelle on apprend avec stupeur qu’il existe des similitudes frappantes entre la crise de 1929 et la situation actuelle.

Dans la deuxième partie Maurice Allais nous confit son analyse des crises plus récentes, qu’il relit évidemment au système de création monétaire ex-nihilo.

La troisième partie fait office de conclusion, donnant ainsi des précisions sur le système et les dogmes qui l’entour. Des solutions sont aussi proposées ce qui est assez rare pour être souligné.

Le second document est un rapport écrit par Ronnie Maos, intitulé  » Extreme Capitalism and the Race to the Bottom – Philip Morris, Apple, Amazone & Yahoo – Blacklisted on Ethical and Moral Grounds »

Il s’agit tout simplement d’un rapport visant à dénoncer le fonctionnement de ces 4 firmes via différentes preuves.

Rapport qui intéressera tout ceux qui sont à la recherche d’exemples concrets.

Le dernier document est un schéma sur le monopole bancaire aux État Unis.
Qui a mangé qui depuis 1990 ?

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