Fév 22

Conférence sur Robespierre – Henri Guillemin – Format audio

 

Conférence sur Robespierre – Henri Guillemin – Format audio

 

Voici une conférence très intéressante d’Henri Guillemin autour de la vie de Maximilien de Robespierre.
Il fut l’une des rares personnes influentes dotées de réelles convictions humanistes ayant vécu pendant la période des révolutions françaises.

Des révolutions et non de la révolution car cette période est marquée par plusieurs mouvements sociaux dont un certain nombre pourraient être qualifiés de révolution :

  • Le 14 Juillet 1789, la révolution la plus connue, celle menée par la classe bourgeoise qui utilisa l’exaspération de la plèbe dans son intérêt.
  • Le 17 Juillet 1791,tentative de révolution populaire, la garde nationale (créée par la classe bourgeoise le 15 juillet 1789) ouvre le feu pour stopper la plèbe rétrogradée au rang de citoyens passifs (sans droit de vote – suffrage censitaire) demandant la déchéance du roi.
  • Le 10 Août 1792, révolution réellement populaire, déclenchée suite au conflit avec l’Autriche, notamment à cause des propos inclus dans le manifeste de Brunswick. (obtention du suffrage universel notamment grâce à Robespierre)
  • Le 28 Juillet 1794, Chute puis exécution de Robespierre et ses homologues, retour du régime de 1789.

« Un pays gouverné par les propriétaires est dans l’ordre social. »

Boissy d’Anglas François Antoine
Député d’Ardèche
23 Juin 1795

Pour donner une idée du contexte de l’époque, on pourrait dire que le 18ème siècle était une période durant laquelle des transformations économico-sociales ont eu lieux sur plusieurs plans. Il serait possible de résumer les choses de cette manière : En savoir plus »

Jan 15

Qu’est-ce que le fascisme ? – La conception positive de la Vie comme Lutte

Nous allons maintenant nous intéresser à un point clé du fascisme, « la conception positive de la Vie comme Lutte ».

Mussolini et Gentile justifient cette conception en la qualifiant de purement spiritualiste comme « une réaction générale du siècle présent contre le positivisme matérialiste et dégénéré du XIXème siècle ».
Ils expliquent que « le fascisme veut que l’homme (et l’état) soit actif et engagé dans l’action avec toutes ses énergies : virilement conscient des difficultés réelles et prêt à les braver ».
Cette doctrine conçoit la vie de tout Homme et par extension de l’état, comme une lutte.
Une lutte dans laquelle ils sont opposés aux forces de la nature et aux hérétiques non-fascistes (soumis par la force ou tués).
Une lutte offrant l’opportunité d’atteindre une certaine « dignité », un certain mérite.

Cette philosophie permet au fascisme de définir la notion de travail comme une valeur essentielle, car elle représente ce « par quoi l’homme triomphe de la nature et crée le monde humain ».

Par cette glorification des luttes, ce courant justifie sa brutalité et a pu charmer « les chemises noires » (la milice du partie fasciste). Principalement composée de militaires Italiens dégénérés, nostalgiques des tranchées et autres psychopathes fanatiques de la verticalité assoiffés de violence et incapables de débattre pacifiquement.

Dans les annexes liées au chapitre sur « la conception positive comme lutte » Mussolini et Gentile en profitent pour aborder deux autres sujets.

  • la politique démographique du fascisme :

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Nov 08

Oligarques recherchent oppositions contrôlées et plus si affinités

Plus les choses avancent, plus il me semble qu’une certaine propagande confusionniste est à l’œuvre ayant pour but de maintenir une certaine division dans la plèbe dissidente et/ou de la divertir afin de l’orienter sur de fausses pistes.

2 thèmes, un tas d’anguilles et de roches.

Du côté des États (dés)Unis d’Amérique nous avons la « story telling » sauce Trump :

Le 19 octobre dans un article l’AFP a relayé un discours de W Bush visant à demi-mot son successeur, le qualifiant de psychopathe altermondialiste dangereux pour l’ordre établi.

La charge à peine voilée de George W. Bush contre le « trumpisme »

Or le 17 octobre, un autre article de notre fameuse Agence Française de Propagande, nous démontre par des faits que l’arrivée de Trump au pouvoir a justement réjoui les marchés :

Wall Street: le Dow Jones, à un record, flirte avec 23.000 points
– +19,2% depuis Trump –

Alors d’un côté, on nous balance quasi-quotidiennement que Trump est un dangereux psychopathe protectionniste (France Info TV en tête), une menace pour l’ordre établi, la paix, le mondialisme et compagnie. Et de l’autre côté dans les faits, on constate que le monde des affaires est satisfait de ce nouveau président.
Il semble important d’étudier cette situation assez paradoxale. En savoir plus »

Oct 03

La subsistance de l’homme – Karl Polanyi – Introduction

Karl Polanyi est un historien-anthropologue-économiste né en 1886 et mort en 1964.
Ses deux principaux livres sont « La grande transformation » et « La subsistance de l’homme, la place de l’économie dans l’histoire et la société » (Œuvre achevée post mortem par sa femme et son ami Harry Pearson) .
Les recherches et l’analyse que l’on peut trouver dans ce dernier livre m’ont semblé tellement pertinentes, qu’il me parait nécessaire d’en partager avec vous quelques extraits.

Ils seront compilés dans un nouveau dossier.

A noter que Polanyi était visiblement un précurseur pragmatique, avec un certain optimisme qui contraste avec les constatations lourdes et réalistes qu’il peut faire.
Malheureusement pour nous, son optimisme ne s’est pas confirmé mais la pertinence de ses recherches restent d’actualité car elles sont factuelles.

Tout d’abord, quel est le but de ce livre ?

« Le présent ouvrage est la contribution d’un historien de l’économie aux affaires du monde, dans une époque de périlleuse transformation. Son objectif est simple : Il est nécessaire de reconsidérer entièrement le problème de la subsistance matérielle de l’homme, afin d’accroître notre liberté d’adaptation créatrice et d’augmenter ainsi nos chances de survie.
Ce livre ne peut constituer qu’un point de départ. Nous tenterons toutefois de nous défaire de certaines conceptions erronées, profondément ancrées, qui sont à la base de la philosophie sociale de notre temps et qui concernent la place qu’occupe l’économie dans notre société. » En savoir plus »

Sep 03

Qu’est-ce que le fascisme ? – La conception spiritualiste et religieuse

 

Comme brièvement expliqué précédemment, le fascisme est une doctrine qui par définition transcende un grand nombre de domaines.
Cette transcendance est rendue possible par une vision spiritualiste du monde. Du moins, c’est par cette vision que le fascisme tente de justifier un certain nombre d’autres concepts qui auraient du mal à passer sans les fioritures que permet la conception spiritualiste du fascisme.
Ceci permet l’optimisation de la manipulation de l’esprit puisqu’on est face à des concepts permettant le développement d’un grand nombre de paradoxes, instaurant la confusion dans l’esprit des « cibles ».

Ainsi dans cette doctrine on considère que :

  • « le monde n’est pas ce monde matériel qui apparaît à la surface ».
  • il doit exister une unité entre la patrie et les individus, et que dans cette unité il y a le partage des mêmes traditions et objectifs.
  • La nation et les individus doivent respecter la loi morale ayant pour but de « supprimer l’instinct de la vie ».
    Ce que Mussolini appelle «  l’instinct de la vie » est un concept qu’il développera d’ailleurs plus loin, partagé par un certain nombre de penseurs : la recherche du bonheur.

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